24. sept., 2017

BERCEUSE

Le murmure pastel
Du vent se mêlait
Aux chants des insectes
Qui rampaient sur les cailloux.

Dans l’abondante frondaison,
Un blanc merle
Épiait le soleil
Qui soudain déploya
Sur l’herbe odorante
Sa robe de lumière.

Le zéphyr lissait
La fourrure vermillon
D’un chien errant
Qui longeait la lugubre
Et silencieuse allée.

Les cèdres de l’Atlas
Avec les violettes sauvages
Frissonnaient autour
Du lac dont on dit
Que les eaux sont les larmes
D’une jeune fille
Qui se prénommait Emerald.
Au bord d’une nacelle,
Un matin d’hiver,
Elle descendait la rivière.
Le petit bateau
Longuement vacilla
Avant de disparaître sous la vasière.

Le murmure pastel
Du vent se mêlait
Aux chants des insectes
Qui rampaient sur les cailloux.

Dans l’abondante frondaison,
Un blanc merle
Épiait le soleil
Qui soudain déploya
Sur l’herbe odorante
Sa robe de lumière.

Poème © Sélène Wolfgang

Extrait de "Séraphine"