25. juil., 2021

Chat-muse

Tandis que sur l’ombreux sentier bordé de capucines, courait la fille de la noire séraphine, surgit, entre les bruyères, la tête neigeuse d’un chat sauvage. Il posa son regard sur la muse dont les cheveux étaient semblables aux blonds rayons de la lune. La demoiselle, en allant se cacher derrière un marronnier, effraya l’oiseau à la huppe d’or qui était, sur quelques rameaux, perché.
Est-ce la muse ou le chat que je vis, soudain, caracoler dans le brouillard ? Est-ce la muse ou le chat que je vis, soudain, descendre de la nuit en prêchant les funérailles du roi de l’éther ?

Texte © Sélène Wolfgang

Extrait de "En écoutant des fleurs"