3. janv., 2021

La villa aux glycines

J’ai poussé la porte de la villa aux glycines. Près d’un aquarium inhabité, un œillet agonisait. La fenêtre était ouverte. La fleur à la robe carnée et endeuillée s’en alla embrasser l’aube muette.

Où es-tu maintenant? Toi, seul qui l’as humée!
Tout comme cet œillet amoureux de l’immense firmament, tu t’es envolé! Où es-tu maintenant?

Dehors, les rayons de l’astre du matin illuminaient les platanes.
J’ai refermé la porte de la villa aux glycines, puis j’ai jeté dans le puits, la clé de ce havre du passé.

Texte © Sélène Wolfgang