21. déc., 2020

Prélude

Qu’il est merveilleux l’éveil de la forêt!

Les parfums ensorcelants
Qu’exhale la terre
Montent vers l’azur,
Enlacent l’astre
De beauté qui rougeoie.

Comme les bourgeons des fleurs,
Les paupières de la muse s’ouvrent.
Lorsqu’elle fait corps
Avec l'acajou ou le noyer,
Les oiseaux du désir
Inondent ses chairs
De leurs mélodies nouvelles.

Qu’il est merveilleux l’éveil de la forêt!

Poème © Sélène Wolfgang

Extrait de "Chrysis"