9. mars, 2022

La tueuse aux mains de nuit

Au fond de ce bouge,
Vous étiez sans défense
Quand, devant vous,
J’ai dégainé mes charmes.

Le sombre animal
De vos yeux me dévorait.
Je ne pouvais rendre mon arme.

Du baiser fatal que je vous ai donné,
Vos lèvres sont encore meurtries,
Vous ne serez pas l’amant d’une nuit!

Grisé, vous êtes…
De ma divine essence
Depuis ce duel enflammé…
Je vous possède!

Poème © Sélène Wolfgang

Extrait de "La chevaucheuse de lune"